[Always Somewhere-Scorpions]
Feels like I’m wasting my life
Toujours l’impression que les trains volent dans la mauvaise direction
Plus je le quitte et plus je l’aime, plus je le vois et plus je l’aime, plus je le regarde et plus je l’aime, plus je pense à lui et plus je l’aime, plus je l’aime et plus je l’aime
J’ignore ce que je vais écrire ici, ou même si je vais le poster. C’est le destin de nombre de mes écrits en ce moment. Les mots, les phrases, les pages se suivent, destinées à l’origine à une publication pure et simple sur mon blog. Mais aucun depuis quelque temps, ne se trouve sur le net. Pourquoi ? Parce que je ne finis plus mes textes. Je les commence et les poursuis sans trouver ni chercher de fin et ils restent ainsi à l’état de brouillon et encombrent la mémoire déjà pleine de mon ordinateur. J’écris donc sans savoir, sans vouloir, sans pouvoir. Une sensation étrange.
Pourquoi tenter d’expliquer mes mots quand moi-même j’ai du mal à en saisir le sens ? J’ai l’impression de gâcher ma vie en ce moment. Pas de la gâcher dans le sens où je risquerais de la foutre en l’air à jamais mais une simple et détestable perte de temps. L’impression que je ne fais rien, que je ne suis rien. J’ai perdu contact avec énormément de gens que j’apprécie au plus haut point, l’homme que j’aime est tout pour moi et en même temps tellement inaccessible, hors de portée et tout à la fois proche de moi. Et puis… Je n’avais pas réellement réfléchi lorsque j’ai décidé de faire une deuxième dernière année en Flandres. J’ai fait la connaissance de personnes exceptionnelles, j’ai gagné des amis précieux, j’ai appris beaucoup mais j’ai également beaucoup perdu. Je ne sais vraiment pas où j’en suis.
Peut-être est-ce important ? Sait-on vraiment ce qui est important ? Je n’en ai aucune idée et je me le demande. Est-il important pour moi de pouvoir exprimer tout cela ? Sans doute. Est-il important que quelqu’un le lise ? Je n’en sais rien. Mais s’il est important de l’écrire, pourquoi ne serait-il pas important de le lire ?
J’ai passé une semaine merveilleuse. Sept jours quelque part non loin du paradis, dans ses bras, contre lui, sept jours sans perdre une seule seconde à ne pas être heureuse. J’ai l’impression d’avoir attendu une éternité pour pouvoir vivre cette semaine et aujourd’hui que c’est terminé j’ai l’impression que c’était il y a moins d’une heure que j’ai pris le train pour Bruxelles, puis ces trains qui au final m’ont menée vers lui. Et ce soir recommence cette longue attente. L’attente de se revoir, et également l’attente de ce jour où il n’y aura plus aucune raison d’attendre, ce jour qui arrivera, où l’on se verra quand on le voudra.
Et tandis que j’écris, les larmes coulent sur mes joues. Ce ne sont pas les mêmes larmes que celles qui ont inondé l’oreiller il y a quelques heures. Ces larmes étaient de pur désespoir à l’idée de devoir le quitter. Ce ne sont pas les mêmes larmes que celles qui ont coulé sur mes joues à la gare tout à l’heure. Ces larmes-là étaient comme la pluie qui tombe sur les cœurs déchirés mais qui, grâce au soleil de son sourire et de ses paroles, a laissé apparaître dans mon âme les couleurs éclatantes de l’arc-en-ciel. Ces larmes qui ruissellent à présent sont des larmes d’amour, des larmes douces et chaudes qui roulent sur mes joues et me murmurent que je l’aime, qu’il m’aime, et que le jour où nous nous reverrons n’est pas si loin…