Je ne sais pas si ça vous intéresse de le savoir ou si ça ne vous intéresse pas de ne pas le savoir, mais ce mois-ci est le douzième mois de vie de mon blog. Bon, officiellement, il n’est en ligne et visible que depuis dix mois, mais si vous ne me croyez pas, vérifiez dans mes archives la date du premier article ! Enfin, c’est quand même renversant de se rendre compte que son blog aura un an trois jours avant un chat mi-chat, mi-ninja, mi-Dieu, mi-je ne sais plus quoi et encore mi-chat derrière… Non ? Pas si renversant que ça ? Eh bien moi je trouve que si. Et d’ailleurs, je vais vous parler un peu de ce chat, qui restera ici plus ou moins anonyme, afin de ne pas lui attirer plus de problèmes que ce qu’il n’en a déjà le pauvre. (Oui, comme pour les victimes de harcèlement dont on parle parfois dans les magazines stupides, qu’on ne nomme pas pour les… « Protéger ».) Donc, P., le chat en question, est une charmante boule de poils rousse, bientôt âgé d’un an, et à l’histoire tragique que je ne vous conterais pas, faute de renseignements précis.
La première fois que j’ai entendu parler de cette bête, ce fut en ces termes : « D’ailleurs, quand il aura un an, on le mangera ! ». Wow… En fervente défenderesse (si, si, c’est correct, comme mot, puis que Word le dit !) des chats je me suis immédiatement opposée à cet odieux destin qui lui était réservé. On mange pas un chat, point final et puis c’est tout. Même si ça ressemble à du lapin, selon certains. Mais c’est pas une raison, non d’un chien ! Et puis y’a rien à manger, sur un chat. Une fois viré les poils, pour la plupart, y’a que la peau sur les os. Et même pas espérer se rabattre sur le contenu de la tête, c’est aussi vide qu’un crâne de lapin. Et non, un chat ça ne se mange pas comme un lapin. Et même, le lapin domestique de ma cousine, il se mange pas non plus. Normalement, une fois que c’est écrit « domestique » derrière, on n’a plus le droit de le découper en morceaux pour le jeter à la casserole. Ou de le piquer sur une brochette pour le cuisiner en méchoui. Enfin, ce grand débat a commencé comme cela (puis qu’il faut que toute chose ait un commencement, quoi qu’en pensent beaucoup de physiciens. Mais on sent confusément le problème que pose un commencement. On se demande tout haut comment les conducteurs de chasse-neige se rendent à leur travail ou comment les auteurs de dictionnaires vérifient l’orthographe des mots. Chacun nourrit cependant le désir constant de trouver un point dans les réseaux sinueux, noués et enchevêtrés de l’espace-temps sur lequel on pourrait pointer un doigt métaphorique pour indiquer que c’est ici, précisément, que tout à commencé… (Oui, ce sont les premières lignes du Père Porcher, charmant livre de Fantasy écrit par Terry Pratchett… Je ne suis pas sûre d’avoir le droit de le citer ici, d’après ce qui est écrit en tout petit au bas de la troisième page du livre. Enfin, si quelqu’un voit une objection à ce que je le cite ici, qu’il le dise maintenant, ou se taise à jamais… personne ? ok, je ferme mes parenthèses…) ). Mais mon avis à radicalement changé le jour où je me suis trouvée dans la même pièce que P. et ses heureux propriétaires. Ce chat est taré. Je ne dirais pas autant que ses propriétaires, parce que je ne les ai vus qu’une fois, que je ne juge pas les gens comme ça, que je suis une fille bien élevée, tout ça… Mais je pense que ça lui faciliterait la vie, à ce chat, si on le mangeait ! Et puis d’ailleurs, j’en veux un morceau. Genre… la fourrure, pour rajouter un col à mon nouveau manteau. J’peux ? J’peux ? Et en passant, je vous ai parlé dans l’article précédent, d’un charmant petit blog de cuisine. Si on a de la chance, Eowyn postera la recette du Pistache en Méchoui (ah, zut, je l’ai dénoncé, pauvre chat…)
Bien, après un rapide recomptage du nombre de « pauvre chat » utilisés dans les quelques lignes ci-plus haut, il semblerait que j’arriverais presque à remplir mon quota de plaintes et de compassion pour la semaine. Va falloir que j’économise, maintenant. Oui, parce qu’on m’a fait remarquer que je compatissais de trop pour les douleurs du monde, et qu’il fallait que je sois un peu plus froide et assentimentale (tiens, ça n’existe pas, ça, selon Word…). Je ne sais pas exactement à quoi ça va me servir, dans la vie, de me refroidir, mais donc, j’ai un certain quota de compatissance à ne pas dépasser en une semaine, et franchement, c’est un exercice pas facile.
Enfin, tout ça pour en arriver au fait que, même s’il a un an, mon blog, on le mangera pas. Je crois que ce serait assez indigeste, tout ces mots mélangés dans des langues différentes, qui racontent des choses pas toujours intelligentes et souvent superficielles et profondes à la fois. (JCVD, Yes, I Am !)
71 jours de bonheur, 26 jours à attendre pour 6 jours merveilleux… Je compte beaucoup, ces derniers temps. Pas sur certaines personnes (je reviendrais là-dessus un peu plus tard…) mais je compte les jours qui me séparent de lui, encore. Eh oui, je ne pouvais décemment pas écrire un article sans revenir sur mes péripéties sentimentales. Lundi, en me rendant à la Foire du Livre, j’ai pris le bus pour Verviers. Et, plaisir !, le chauffeur se révéla être Patrick ! Cela faisait vraiment un bout de temps que je ne l’avais pas vu, et c’est toujours un plaisir de parler avec lui. La conversation en est arrivée à mes amours, et quand il a appris que mon amoureux était breton, il en a conclu deux choses. De un, c’était inévitable. J’aime la musique celtique, donc je devais tomber amoureuse d’un celte. De deux, c’était inévitable. J’aime la difficulté, donc il fallait qu’il habite loin. Enfin, t’ça pour dire que, voilà, même si c’est pas si long, c’est quand même pas court, tout ce temps à devoir attendre. Mais comme dit dans une très belle chanson des Guns’N Roses, « If I can’t have you right now, I’ll wait dear ». Juste ça en vaut tellement la peine que je n’envisagerais jamais aucune autre solution que celle de l’attendre. Bon, je viens de réunir en deux lignes, les choses qu’on me reproche le plus, ces derniers temps. Mes guimauveries et mes anglicismes rampants. Tapis volant, moi je dis.
Ah oui, je devais en revenir aux gens sur lesquels ne pas compter. J’en ai découvert un nid, lorsque j’ai installé Mercury sur mon ordi. « Fake Friends ». Ces gens qu’on a dans sa liste de contacts, mais qui vous ont viré depuis relativement longtemps sans vous le dire. Et vraisemblablement aussi bloqués, puisque, tiens, ça faisait un bout de temps qu’ils ne s’étaient pas connectés… Bah maintenant, je sais pourquoi. Je déteste faire ça, mais je dois encore une fois remercier la technologie de dénoncer l’hypocrisie des gens et de me montrer sur qui je peux compter, et qui je peux envoyer valser hors de ma vie…
Bon, j’vais pas aller plus loin, juste…
Happy Birthday My Blog !
(et le mois prochain, n’oubliez pas, c’est moi tour ! xp )