Comment vous expliquer? Oh, c'est quand même assez simple. J'ai toujours rêvé d'écire un (des) livre(s), avec tout de même une préférence pour
le pluriel. Mais je manque cruellement d'inspiration. Alors j'ai décidé de me lancer un petit défi. A partir de ce jour, tous les jours (sauf cas exceptionnel) j'écrirai un morceau de
l'histoire commencée ci-dessous. Je ne promets pas que l'histoire sera bonne, et je ne promets pas que je me tiendrai à la rêgle du "un par jour" avec rigueur, mais j'aimerais essayer, voir ce
que ça donne... [Et, grande promesse, si j'arrive à quelque chose avec cette histoire, je ressortirai de mes tiroirs un vieux projet de roman qui me tient vraiment à coeur...]
Let's just begin...
C’était un jour comme un autre, pas plus beau, pas plus spécial, pas plus important qu’un autre jour. C’était un samedi, et si je dois vraiment faire dans la précision, un samedi d’octobre.
L’automne avait pris ses droits sur la terre et colorait de ses milles teintes les paysages leurs offrant une beauté irréelle avant que l’hiver n’endorme le monde de son manteau blanc et froid.
C’était un samedi tranquille, et Noa avait tout de ce samedi. La tranquillité, la douceur, la simplicité et les couleurs de l’automne qui couraient dans ses cheveux défaits. Et elle n’était pas
plus spéciale que toutes les autres filles présentes à l’audition pour la pièce de théâtre annuelle de l’école.
Dès qu’elle avait appris que la pièce de cette année serait plutôt une comédie musicale, elle avait pris le pari avec une amie de décrocher le premier rôle féminin. Bien qu’elle suive des cours de chants depuis bientôt 5 ans, et qu’elle ait souvent entendu des compliments concernant ses capacités, elle n’avait pas vraiment eu l’intention de passer l’audition pour le premier rôle. Elle n’avait jamais aimé se montrer en public, et encore moins chanter devant plus de trois personnes. Elle mettait tant de sincérité dans ses interprétations qu’elle avait parfois l’impression de se déshabiller devant son auditoire, de leur montrer ce qu’il existait à l’intérieur d’elle. Elle détestait ce sentiment.
La rumeur courut bientôt que la comédie musicale serait « Le fantôme de l’Opéra ». Et Noa commença à hésiter… Si elle avait toujours rêvé de jouer un rôle, et un seul, c’était bien celui de Christine, cette soprano tragique, élève, proie et fantasme d’un homme fou de chagrin et de solitude...
[To be continued]