Samedi 15 novembre 2008 6 15 11 2008 01:34
- Par Sylona Lily-Ann Névée

            Et c’est sur la Grand Messe des Cow-boys que je me relance dans un de ces textes sans fin que j’aime tant mais qui ne font malheureusement pas l’unanimité des critiques. Il y a ceux qui aiment ma façon de voir et de transmettre les choses et puis ceux que ça fait chier. Et je crois bien qu’il ne les lise plus, mes textes, d’ailleurs. On s’est trop pris la tête à ce sujet que pour qu’ils prennent encore le temps de le perdre (leur temps) à me lire. Tout ça pour trouver une introduction un rien bateau à ces quelques pages que je vais écrire ce soir, ou cette nuit, ou ce presque matin, tout dépend de la position sur le globe terrestre et du moment auquel je vais terminer d’aligner les maux.  (Faute de frappe ? ou pas…)

            Je suis rentrée de Zepperen en faisant halte à Liège, où j’ai passé la soirée avec Nico (je l’avoue, cela n’arrive pas souvent que je nomme directement quelqu’un dans mes textes. Pour cela, ou bien je dois vraiment avoir des envies de meurtres, ou bien cette personne a quelqu’importance à mes yeux… Ou bien simplement je n’ai pas de règles pour écrire ce genre de trucs, aussi… Et puis j’ai envie de prolonger cette parenthèse, ça me rappelle des souvenirs, comme le jour où, quand vous étiez en voyage rhéto et moi à St Rem, j’ai passé des heures au L41 a écrire un commentaire de deux pages Word sur Peebles [Another Brick in The Wall -  Pink Floyd] avec plein de parenthèses partout. C’était drôle. Bon, fermons la parenthèse et revenons-en à cette charmante petite soirée…) Donc, à Liège, on n’a pas vraiment fait grand-chose, à part visiter les rues autour de la gare des Guillemin, où la plupart des demoiselles de vitrines étaient occupées ailleurs que dans la vitrine, où les filles dans les cafés portent des collants roses fuchsias et laissent trainer leur sac pour faire croire qu’elles l’ont oublié… Bref, c’est un quartier passionnant, surtout quand on ne le connait pas. Ah oui, j’oubliais. On a fait un détour quelque part entre le Pont des Anges et le Boulevard d’Avroy [Les Branleurs – Les Inconnus. C’est un Sketch] et on a trouvé l’immeuble #17, on a compté pour trouvé la 17° sonnette, qui répondait au nom de Crispin, et Nico a sonné et on est partis sans attendre que quelqu’un réponde, ce qui est assez malpoli, quand on y repense, mais on ne va pas y retourner pour s’excuser, c’est un peu loin. Le café était quand même bien chouette et, en plus, on avait les cacahuètes à volonté, pas comme en Flandre (ou en tous cas à Tongeren) où ils font payer les recharges…

            Sinon, après, on a pris le train pour aller jusqu’à Liège-Palais. Et là on s’est rendus compte que Nico avait un train ou bien dans 20 minutes, ou bien dans 2 heures. S’il prenait le train dans 20 minutes, je devais prendre le train dans 15 minutes. Et on n’avait pas le temps d’aller manger et on avait été jusqu’à Liège-Palais pour rien. Alors on est restés, on a été manger un Croque Garni à la Sauvenière. J’aime beaucoup le principe du Brayeur, du Wifi gratuit et de ce genre de choses. [Track 12 – Album Inconnu] Mais les serveurs vous observent et si vous manger pas vos légumes, ils sont fâchés… Enfin, peut-être pas fâchés, mais ils vous le font remarquer, quoi. Et puis si on a chipoté un peu, ils en remettent une couche… Et ils ont bien raison. Je ferais bien la même chose, au Vinâve, mais je crois que là, ce serait quand même mal pris, non ?

            Un rien après dix heures, on a repris le train. Nico s’est arrêté aux Guillemins pour attendre son train et moi j’ai continué tout droit vers Verviers. Derrière moi il y avait un mec, une espèce de macho barraki, le genre de mec qu’on devrait emmurer et laisser crever de faim. Il a passé tout le trajet au téléphone avec sa copine, en la traitant de conne, de mongole, de triso, de pourriture, de tous les noms imaginables Plusieurs fois, j’ai crus que j’allais lui cracher à la figure tellement il était insultant. Mais lui et ses poings, ils étaient quand même plus nombreux que moi, alors je [Megalomanie – Muse] n’ai pas cherché à insister et je l’ai laissé déblatérer ses saloperies en essayant de ne pas trop y faire attention.

            Enfin, tout cela pour dire que j’ai quand même passé une bonne soirée avec Nico, que je ne lui laisserais pas ma batterie, qu’il a intérêt à me rendre mon DVD entier, je n’ai pas encore terminé de le rembourser à ma mère, que même si j’ai dis le contraire, j’ai bien envie de rencontrer … Cette personne dont j’ignore le nom. Et que tu rencontreras ton homonyme flamand, un jour. Sinon, là, j’ai plus top grand-chose à dire. Sauf que j’ai encore le goût des carottes en bouche et que par-dessus le goût de l’Actimel à la Fraise que je viens d’avaler, ça ne le fait pas trop. J’en ai des hauts le cœur assez désagréables.

            Dieter a vraiment dépassé un point critique, aujourd’hui. Je n’aime pas ne pas aimer les gens. Je trouve ça totalement inutile, mais bon, on n’a pas toujours le droit. Il y a une certaine alchimie dans le corps qui fait que la simple vue de quelqu’un vous répugne… (Tea for two – Doris Day] Qui est Dieter ? Parce qu’il est vrai que je n’ai pas énormément parlé de tout ces gens qui composent mon nouvel entourage. Alors qu’il n’y a pas si longtemps, j’écrivais énormément sur la plupart des gens qui m’entouraient, maintenant que ces gens ne parlent pas la même langue que celle dans laquelle j’écris, je ne pense même pas à perler d’eux. Il y a une sorte de barrière entre les deux, que je suis en train de mettre à bas. Dieter, donc, est un garçon assez sympathique au demeurant, que j’ai apprécié dès le premier jour à l’école. Assez gentil, mais au premier abord un rien violent. Adepte de ce stupide jeu du « si-tu-regardes-je-te-tapes-et-en-plus-ça-fait-mal », j’ai récolté quelques bleus amicaux que je n’ai pas relevés. Seulement, alors que je lui ai demandé d’arrêté, il n’a pas hésité à me frapper plus fort encore, allant aujourd’hui jusqu’à me frapper avec la boucle de sa ceinture. Je ne sais pas s’il se rend compte que ça me fait réellement mal. Enfin, cette boucle de ceinture, c’était vraiment le summum, et je vais lui en vouloir un petit bout de temps avant de lui reparler. [On n’est pas là pour se faire engueuler – Boris Vian – Aldebert]        

            Mais encore heureux qu’il n’y en a pas que des comme lui, à Zepperen. [You don’t fool me – Queen] Il y a aussi des gens exceptionnels qu’il faut apprendre à connaitre. Je suis sûre que la plupart des gens que j’ai connus à St Rem apprécieraient beaucoup Klaas. Ou en tous cas ses goûts cinématographiques. Enfin, je ne sais pas trop, en fait. Il a les mêmes goûts musicaux et cinématographiques que moi, en grande  partie, goûts qui n’étaient pas vraiment partagés par grand monde, en fait. Et puis il y a Bram, à qui je n’avais pas vraiment parlé avant aujourd’hui (ou hier, puisqu’on est déjà demain). Et puis Sofie. Et puis Sarah. Et puis Tara, Jasmine, Dorien, et plein d’autres encore, puisque je n’ai pas encore mentionné les gens de l’internat… [Là-bas – J.J.G.]

            En parlant de l’internat, je vais brièvement parler de Sofie. Qui n’est pas la même que la Sofie mentionnée ci-avant, mais une autre. Une gentille demoiselle avec laquelle je partage ma chambre mais qui, et je la comprends, aimerait changer de camarade de chambre. Mais si elle change de chambre, elle perd certains privilèges qu’elle avait à dormir avec moi. Elle trouve ça injuste. Moi pas tellement. La seule chose qui me dérange dans cela, c’est qu’elle est obligée de partager sa chambre avec moi alors [Only If – Enya] qu’elle n’en a pas envie. Ce n’est pas que je ronfle ou que je pue des pieds, seulement qu’elle n’aime pas partager sa chambre avec quelqu’un qui ne sort que trois ou quatre mots par jour et avec laquelle elle n’a presque aucun point commun. Je la comprends. Je déteste que les gens soient obligés de faire ou de ne pas faire des choses à cause de moi. Je vais aller trouver Heidi la semaine prochaine et lui exposer ma vision des choses. Moi ça ne me dérange pas qu’elle change de chambre, si moi je ne dois pas en changer. Si elle veut changer de camarade de chambre, je ne l’empêcherais pas, mais je resterais dans « ma » chambre. Enfin, dans ce que je considère comme ma chambre à l’Internat. Déjà eu assez de mal à m’y faire, je ne vais pas la lâcher si facilement. Et c’est [Requiem Lacrimosa – Mozart] réellement dommage si cela doit créer un froid entre nous, mais, comme je le répète, je ne lâcherai pas cette chambre pour tout l’or du monde. (Je trouve cette phrase assez facile, parce que de toute façon, personne ne m’offrira jamais tout l’or du monde, alors je ne risque pas de me laisser tenter…)

            J’ai parlé tout à l’heure avec Nico d’autocensure. J’ai essayé d’autocensurer un de mes textes, mais cela m’est impossible. Soit je considère que cela n’a rien de personnel, soit je me refuse de censurer ce morceau car le reste perd alors tout son sens. Si quelqu’un veut censurer mes textes (selon les critères que je lui donnerais, évidemment^^) qu’il se manifeste et je l’engage sur le champ ! [Born to Be a Dancer – Kaiser Chiefs] Parce que je n’y arrive pas moi-même. J’écris ce qui me sort de la tête et la plupart du temps c’est déjà assez complexe comme cela à suivre que pour en plus en couper des morceaux. Vous ne trouvez pas ? J’emploi trop le terme ‘enfin’, dans cet agglomérat de mots. Parce que je trouve que le mot ‘texte’ ne convient pas trop, pour ce genre de chose.

            Enfin, c’est moi qui vois, hein…

[Track 10 – Unknow Album]

Terminé le Samedi 15 Novembre 2008 à 1.33

[Feel Good Inc. – Gorillaz]

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