Les contes de fée ont souvent en commun ces deux points, leur commencement et leur fin. « Once upon a time » débutera the faery tales, « Il était une fois » en est la traduction. « And they lived happily together ever after… » À tout jamais…
Certains vous diront que je vis dans un rêve, dans un ailleurs peuplés d’êtres étranges, et que je ne daigne me montrer aux simples mortels que vous êtes que parce que je n’ai pas d’autre choix. Certains vous parleront de ma « vie imaginaire ». Et je n’ai toujours pas compris. Je pensais avoir compris ce qu’il voulait dire, et je voulais surtout avoir l’air de n’en avoir rien à faire, de ses reproches qui me tuaient. Mais ces derniers temps je n’ai pu m’empêcher de repenser à cela, en particulier… Il faudrait donc que j’arrête de me prendre pour quelqu’un d’autre que ce que je suis ? Mais je pense être ce que je suis et me demande encore s’il pouvait réellement me connaître à ce point qu’il savait sur moi des choses que j’ignorais… je ne sais pas mais je voudrais savoir. Ce que je dis n’est pas fort clair, car « ce qui se conçoit bien s’énonce clairement, et les mots pour le dire arrivent aisément » (Merci Mme Légipont…) Je ne sais pas trop où je veux en venir alors je cherche les mots qui me guideront vers un développement au lieu de développer mes idées avec des mots que je guiderai moi-même…
Je pense qu’une partie de mon ailleurs immortel, peuplé de fée autant que de vampires, une partie de ce moi imaginaire, ce quelqu’un d’autre qui n’est pas moi et que je voudrais faire passer pour moi… Je pense qu’une partie de tout cela est morte… Deux mois se sont écoulés. Deux mois perdus quelque part entre la réflexion, le vide totale, les remises en question, les discussions… J’ai même fait quelques cauchemars ces derniers jours tellement j’avais accumulé de stress. Cela fait deux mois que tout cela mature et je n’ai encore réussi qu’à en faire sortir quelques bribes par-ci, par-là, sans réelle signification et d’ailleurs mal-compris… Lorsque j’ai parlé de secrets, de quelques mots, je ne parlais en aucun cas de moi. Je sais que cela m’arrive de parler de moi à travers des généralités, mais dans ce cas là, cela ne se rapportait à aucun évènement de ma vie actuelle. Juste cette manie des secrets que certains ont attrapée il y a maintenant une centaine de jours, et qui a entrainé une dévaluation certaine de l’indice boursier du secret.
Revenons-en à ces choses mortes. Qu’est-ce qui est mort ? Avant tout, je pense, mon besoin de voir de la magie, du surnaturel, ou tout simplement du poétique, dans chaque chose de ma vie. Les choses sont ce qu’elles sont et ne seront jamais autre chose. C’est une loi tacite, entre tous les êtres humains. Essayer de passer outre, c’est en partie s’exclure du monde dit « normal ». Mais est-ce un défaut que de ne pas aimer le monde te qu’il est ?
Depuis peu, j’écoute les infos à la radio, je regarde le journal télévisé… Et je me dis qu’un suicide collectif de tous les humains capables de raison, même s’il ne sauverait pas le monde, ceux qui commanditent les guerres étant généralement dépourvus de toute raison, ce suicide collectif, donc, dernier doigt dans le c*l d’une société de consommation dévorante, prétendant diriger nos vies, dernier signe à ceux qui nous retrouveront que certains d’entre-nous ont eu la dignité de mourir plutôt que de participer plus avant à la destruction du monde. Malheureusement, dernier signe de lâcheté, aussi. Préférer mourir plutôt que de se battre jusqu’à la fin pour essayer de remporter le combat même si on le sait perdu d’avance…
Je n’ai pas dormi de la nuit.
Je pars en camp dans 2 heures environs.
...je réfléchis encorE
Lily